Villeurbanne : un parc diagnostiqué dominé par C et D, sur fond de bâti ancien
La photographie publiée le 24 septembre 2026 repose sur une extraction ADEME du 18 septembre et rassemble 50 077 diagnostics enregistrés à Villeurbanne. Les classes C et D y dominent, tandis que 55,8 % du bâti du corpus géolocalisé est antérieur à 1975.

Une actualisation de données, pas un recensement des logements
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Villeurbanne |
|---|---|
| A | 189 |
| B | 1 804 |
| C | 25 412 |
| D | 14 424 |
| E | 5 557 |
| F | 1 755 |
| G | 936 |
Au 24 septembre 2026, la dernière photographie officielle utilisée pour analyser le parc immobilier diagnostiqué de Villeurbanne repose sur l’extraction ADEME du 18 septembre 2026. L’actualité tient à cette mise à jour et à sa lecture locale, non à un événement municipal. Pour cette commune du Rhône, identifiée par le code INSEE 69266, la base rassemble 50 077 diagnostics enregistrés. Ce volume constitue le point de départ de l’analyse, mais il ne correspond pas à autant de logements distincts. Un même logement peut apparaître plusieurs fois : cette réserve accompagne tous les pourcentages d’étiquettes et interdit de présenter le corpus comme un décompte exhaustif des habitations.
La population communale de référence du jeu local est de 163 684 habitants. Elle situe le contexte démographique, sans permettre de calculer la part des logements couverts par les diagnostics : habitants, logements uniques et enregistrements sont trois unités différentes. La lecture proposée porte donc sur le parc diagnostiqué présent dans cette extraction, et non sur une mesure certaine de l’ensemble du parc immobilier. Pour un vendeur, un bailleur ou un acquéreur, l’intérêt est de disposer de repères communaux clairement délimités. Ces repères ne donnent cependant ni l’étiquette d’un bien particulier, ni sa consommation, ni sa situation au regard des risques recensés à l’échelle locale.
C et D structurent le profil énergétique enregistré
Le trait le plus net du profil villeurbannais est la place de la classe C : elle représente 25 412 diagnostics, soit 50,7 % des enregistrements. À elle seule, elle dépasse donc la moitié du corpus. La classe D arrive ensuite avec 14 424 diagnostics et 28,8 %. Cette répartition donne à l’analyse locale un centre de gravité qui ne se résume pas aux étiquettes les plus défavorables. La photographie est d’abord celle d’une base dominée par C et D. Cela ne signifie ni que tous les logements de la commune partagent ce profil, ni qu’un bien appartenant à l’une de ces classes présente les mêmes caractéristiques qu’un autre.
À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B restent minoritaires dans les diagnostics enregistrés : 189 entrées pour A, soit 0,4 %, et 1 804 pour B, soit 3,6 %. Ces chiffres permettent de situer une étiquette dans la distribution locale, pas de lui attribuer automatiquement une valeur marchande. Un propriétaire vendeur peut ainsi comprendre si la classe de son bien est très présente ou peu représentée dans cette base. Un acquéreur dispose du même repère descriptif. En revanche, aucune donnée fournie ne mesure un écart de prix, un délai de vente ou une préférence des acheteurs selon les classes. Il serait donc infondé d’en déduire une prime ou une décote. Pour croiser ces repères avec le marché local, la page estimer votre bien à Villeurbanne restitue les ventes réelles de la commune.
- A : 189 diagnostics enregistrés, soit 0,4 % ; B : 1 804, soit 3,6 %.
- C : 25 412 diagnostics enregistrés, soit 50,7 % ; D : 14 424, soit 28,8 %.
- E : 5 557 diagnostics enregistrés, soit 11,1 %.
- F : 1 755 diagnostics enregistrés, soit 3,5 % ; G : 936, soit 1,9 %.
Pour les bailleurs, distinguer G, F et le volume de E
Les classes F et G réunissent 2 691 diagnostics enregistrés, soit 5,4 % du total. La classe E représente, à elle seule, 5 557 enregistrements, soit 11,1 %. Le volume de E est donc supérieur à celui de F et G réunies. Cette différence est importante pour lire les enjeux locatifs sans concentrer toute l’attention sur les seules étiquettes les plus défavorables. Elle ne constitue toutefois pas un inventaire des locations concernées : le corpus fourni ne distingue pas ici les logements loués, les biens occupés par leur propriétaire ou ceux proposés à la vente. Il ne permet pas davantage de compter des bailleurs ou des logements uniques dans chaque catégorie.
Le calendrier autorisé apporte une autre lecture de cette distribution. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite F en 2028 et E en 2034. Au 24 septembre 2026, ces classes ne se trouvent donc pas au même point du calendrier. Pour un bailleur, la conséquence concrète est de distinguer l’étiquette propre au logement de la moyenne communale, puis de la lire avec l’échéance correspondante. La domination de C dans la base ne change pas la situation d’un logement classé G, pas plus que la proportion de E ne préjuge du statut locatif des biens enregistrés.
- G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
- F : échéance prévue en 2028 ; 1 755 diagnostics enregistrés dans l’extraction locale.
- E : échéance prévue en 2034 ; 5 557 diagnostics enregistrés dans l’extraction locale.
Un bâti ancien qui ne se confond pas avec les classes défavorables
L’ancienneté apporte le deuxième élément marquant du profil local. La période dominante est celle d’avant 1948, avec 29,6 % du corpus géolocalisé. L’indicateur fourni pour le bâti antérieur à 1949 est également de 29,6 %. Plus largement, 55,8 % du bâti de ce corpus est antérieur à 1975, et 79,6 % relève des périodes antérieures à 2001. Ces proportions décrivent le contexte de construction des biens géolocalisés. Elles ne doivent pas être additionnées, puisque les ensembles les plus anciens sont inclus dans les seuils chronologiques plus larges. Elles ne doivent pas non plus être appliquées directement aux 50 077 diagnostics pour produire des nombres de logements anciens.
La présence importante du bâti ancien et la domination de C et D coexistent dans la photographie disponible. Les faits fournis ne comportent cependant aucun croisement entre période de construction et étiquette énergétique. Il est donc impossible d’attribuer les diagnostics F ou G aux seules constructions anciennes, ou de conclure que les biens plus récents sont nécessairement classés A ou B. Cette limite est utile lors d’une vente ou d’une acquisition : une date de construction décrit une dimension du bien, mais ne remplace pas son diagnostic. L’analyse locale ne permet pas davantage d’expliquer la distribution des classes par des travaux, des équipements ou des trajectoires de rénovation qui ne sont pas documentés ici.
Surface, gaz et médianes : des repères, pas un logement type
Les maisons individuelles représentent 2,6 % dans les données fournies, tandis que la surface médiane est de 51 m². Ces indicateurs complètent le portrait du parc diagnostiqué sans permettre de reconstituer la composition détaillée des autres catégories de biens. Le gaz naturel est le chauffage principal le plus représenté dans l’extraction, avec 22 025 diagnostics. Ce nombre porte lui aussi sur des enregistrements, pas sur un décompte de logements uniques équipés au gaz. Il ne renseigne pas sur la répartition du chauffage par étiquette, par époque de construction ou par secteur. Le profil communal réunit ainsi plusieurs dimensions utiles, mais leur juxtaposition ne démontre pas qu’elles concernent systématiquement les mêmes biens.
La consommation médiane atteint 190 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé est de 827 €. Une médiane est un repère central de distribution, non une valeur applicable à chaque bien. Surtout, le coût indiqué reste une estimation : il ne peut pas être présenté comme la facture annuelle attendue pour un acquéreur ou un locataire. Il serait également trompeur de combiner automatiquement la surface médiane de 51 m² avec la consommation médiane pour décrire un logement villeurbannais type. Les indicateurs fournis ne prouvent pas qu’un même bien cumule ces caractéristiques. Leur intérêt est de contextualiser une lecture individuelle, sans annoncer de budget garanti ni de résultat énergétique particulier.
À Villeurbanne, l’audit vise les maisons et immeubles en monopropriété classés E, F ou G
Pour les propriétaires vendeurs, la répartition des étiquettes doit être distinguée du périmètre de l’audit énergétique réglementaire. Celui-ci concerne, en métropole, la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G ; l’inclusion de la classe E s’applique depuis le 1er janvier 2025. L’étiquette n’est donc pas le seul élément à lire : la catégorie du bien compte également. La part locale de maisons individuelles, limitée à 2,6 %, ne permet pas de calculer le nombre de ventes concernées. Les données ne fournissent ni croisement entre maisons et classes énergétiques, ni effectif d’immeubles en monopropriété, ni volume de transactions pour ces catégories.
L’enjeu pratique est de ne pas confondre trois lectures : la place d’une classe dans les diagnostics communaux, la situation énergétique d’un bien précis et le champ réglementaire de sa vente. Les 5 557 diagnostics E ne correspondent pas à autant d’audits à réaliser, tout comme les 2 691 enregistrements F et G ne mesurent pas un nombre de ventes soumises à audit. Pour un acquéreur, le constat est symétrique : la photographie locale aide à situer le bien, mais ne décrit pas à elle seule ce qui relève de sa transaction. Aucun chiffre disponible ne permet d’annoncer un coût de travaux, un gain d’étiquette, un prix de vente ou un délai de commercialisation.
Secteurs et risques : une lecture locale sans palmarès
Cinq quartiers ou secteurs IRIS figurent parmi les territoires analysés : Gratte-Ciel Est, Charpenne-Wilson, Charles Hernu, Tonkin Sud et Charmettes. Leur présence donne une dimension infracommunale au périmètre étudié, mais aucun résultat chiffré propre à chacun n’est fourni ici. Il n’est donc pas possible de désigner un secteur comme plus performant, plus ancien ou davantage concerné par les classes E, F et G. Pour les propriétaires comme pour les acquéreurs, cette absence de ventilation est une limite substantielle. Une proportion calculée à l’échelle de Villeurbanne ne peut pas être attribuée à chacun de ces secteurs, encore moins à une adresse ou à un immeuble particulier.
La lecture des risques constitue un autre volet, distinct de la performance énergétique. Géorisques recense les familles Inondation, Séisme, Phénomène lié à l’atmosphère, Radon, Rupture de barrage et Transport de marchandises dangereuses. La zone sismique indiquée est 2, qualifiée de faible, et le potentiel radon est de niveau 1. Ces informations ne démontrent pas qu’un bien donné est exposé de la même manière à toutes ces familles. Elles ne permettent pas non plus de hiérarchiser les cinq secteurs cités. Une étiquette énergétique et un indicateur de risque décrivent des dimensions différentes : les faits fournis n’établissent aucun lien entre les classes des diagnostics et les risques recensés sur le périmètre local.
Ce que cette photographie permet réellement de retenir
Pour les trois publics concernés, l’utilité des données tient à une lecture à plusieurs niveaux. Le vendeur dispose d’un repère sur la fréquence locale des étiquettes et d’un périmètre réglementaire d’audit à distinguer de cette fréquence. Le bailleur peut séparer les classes selon leur échéance de décence énergétique, sans convertir les diagnostics en nombre de locations. L’acquéreur peut replacer une étiquette, une surface ou une estimation énergétique dans un contexte communal, sans les prendre pour les caractéristiques de son futur bien. Dans chaque cas, la photographie éclaire la comparaison ; elle ne remplace pas l’information individuelle et ne mesure ni l’état détaillé du logement, ni la réalité d’une transaction.
Le bilan au 24 septembre 2026 associe ainsi deux constats propres au profil chiffré de Villeurbanne : une classe C majoritaire dans les diagnostics enregistrés et une présence importante de bâti antérieur à 1975 dans le corpus géolocalisé. À cela s’ajoute une classe E plus représentée que F et G réunies, distinction utile pour lire les échéances locatives. Cette extraction reste toutefois une photographie. Sans série antérieure comparable fournie, elle ne démontre ni amélioration ni dégradation du parc diagnostiqué. Sans décompte dédoublonné, elle ne donne pas le nombre de logements uniques concernés. Sa valeur est celle d’un état des lieux documenté, dont les limites font partie intégrante de l’information.
- Pour situer une étiquette : utiliser la distribution des diagnostics, sans en déduire un prix.
- Pour lire une échéance locative : distinguer G, F et E et leurs calendriers respectifs.
- Pour comprendre le parc : séparer ancienneté, énergie, catégories de biens et risques, faute de croisements fournis.
Questions fréquentes
Les 50 077 diagnostics correspondent-ils à 50 077 logements ?
Non. La base contient 50 077 diagnostics enregistrés pour le périmètre local. Un même logement peut apparaître plusieurs fois ; le nombre de logements uniques n’est pas fourni.
Quelle est la classe énergétique la plus représentée à Villeurbanne ?
La classe C domine l’extraction avec 25 412 diagnostics enregistrés, soit 50,7 %. Elle est suivie de D, avec 14 424 diagnostics, soit 28,8 %. Ces proportions décrivent les enregistrements, pas un recensement de logements uniques.
Quels biens sont concernés par l’audit énergétique réglementaire à la vente ?
En métropole, le périmètre concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G. Pour la classe E, cette disposition s’applique depuis le 1er janvier 2025. L’extraction locale ne permet pas de compter les ventes concernées.